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De gauche à droite : Xavier Nielsen, directeur général délégué de l’AS Cannes ; Bernard Brochand, député-maire ; Saïd Fakhri, actionnaire ; Ziad Fakhri, président du conseil d’administration ; Riad Fakri, administrateur du club.
Ceux qui ont assisté à la première conférence de presse des nouveaux dirigeants de l’AS Cannes Football, hier, dans le bureau du député-maire Bernard Brochand, ont dû être impressionnés. Notamment lorsque le propriétaire du club, Saïd Fakhri, qui ne veut plus qu’on le présente comme un Franco-Libanais, a retracé son parcours professionnel et aussi sportif, puisqu’il n’est pas né de la dernière pluie dans le football.
Cet homme discret et posé, âgé de 72 ans, dégage une sagesse incroyable. Né à Dakar au Sénégal de parents libanais, il possède trois nationalités et un pied-à-terre à Nice (où il avait d’ailleurs failli racheter l’OGCN, le club de foot, en 1990 et en 2002).
Très attaché à ses racines, aux valeurs familiales, il s’exprime toujours avec beaucoup de recul et d’humilité. Il ne manque jamais d’associer à sa réussite ses proches, en particulier ses deux fils, son épouse, ainsi que sa nièce et ses deux neveux qu’il a élevés. N’oubliant pas de parler de « tout un chacun », des autres, ceux dont il aura besoin pour réussir sa mission : « Retrouver au moins la Ligue 2, à court, moyen ou long terme ».
Trois millions injectés
Avec respect, et - semble-t-il - droiture, Saïd Fakhri a indiqué la provenance des fonds qu’il a injectés dans le club de la Croisette (il a parlé de 3 millions d’E). Ceci dans un souci de transparence et sans ambition particulière : « A Cannes, je n’ai aucun intérêt quelconque autre que le football. Et puis, en National (3e division), c’est du Mécénat ».
Saïd Fakri a présenté ses deux fils, Ziad, 27 ans, président du conseil d’administration, et Riad, 35 ans, administrateur. Et celui qui fait « également partie de la famille », Xavier Nielsen, ancien directeur de l’hôtel Ibis à Cannes, rue Marceau, rencontré à Dakar, où il occupait des hautes fonctions au sein du groupe Accor. Nielsen occupe le poste de directeur général délégué.
« Les grands clubs ne meurent jamais » a commenté Bernard Brochand, qui ne désespère pas de voir l’A.-S. Cannes « retrouver son lustre d’antan.
C’est un nouveau départ ». À l’évidence, tous les amoureux de ballon et supporters du club ont repris espoir. Pour de bon cette fois...
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