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En ses qualités de premier magistrat et de parlementaire censé être proche de ses concitoyens, Bernard Brochand a reçu une délégation. Conscient d’une « certaine injustice » que génère la loi, il s’est emparé du dossier à bras-le-corps.
« J’ai entendu leurs craintes et je les comprends depuis longtemps. Cette loi, dans certains cas, peut mettre en péril l’activité commerciale. Car la rue d’Antibes ou l’avenue Tonner, ce n’est pas la Croisette. Or, une ville qui n’est pas prospère à travers tous ses commerces est une ville morte. Nous n’en arriverons pas là ! », garantit le député-maire. Un bon point pour ses interlocuteurs, qui ne demandent pas mieux. Eux qui réclament que soient pris en compte « les charges et le montant du chiffre d’affaires d’un commerce, avant de multiplier son loyer par dix ! », fustige Noël di Giovani, président de l’Union patronale des restaurateurs et limonadiers de Cannes.
Sectoriser l’attractivité commerciale
Foi de Brochand, il mettra tout en oeuvre pour trouver « des solutions pérennes et équitables. La première étape sera de rencontrer les experts sur lesquels s’appuient les propriétaires pour augmenter les loyers. Leur demander de prendre en compte le chiffre d’affaires dans leurs rapports. Et s’assurer que les locataires vont pouvoir supporter la charge ».
Le maire dit également réfléchir à la réalisation de secteurs définis en fonction de l’attractivité, pour fixer des plafonds de prix en conséquence.
Fort de son statut et de son influence au plan national, il a interpellé, une nouvelle fois, le secrétaire d’État au Commerce sur la question. « J’ai rencontré Frédéric Lefebvre et il convient, lui aussi, qu’il faut trouver un juste équilibre. Cela passera certainement par un amendement à la loi, pour que les augmentations se fassent selon des critères objectifs. »
De quoi rassurer les commerçants indépendants, qui voient en leur maire un appui solide. « Il est à l’écoute, mais surtout il agit. On attend de voir si ses propositions seront prises en compte. En attendant, nous le sensibiliserons aussi souvent que nécessaire », prévient Éric Chaumier, président de l’Union boccasienne des artisans et commerçants.
Encensé pour son action, Bernard Brochand n’est pas dupe pour autant. Et assure qu’il « ne se laissera pas manipuler. Il ne s’agit pas non plus, ici, de léser les propriétaires qui ont un bien et qui veulent le rentabiliser. Il faut que les choses soient faites intelligemment, dans une juste mesure ».
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