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Le Grenelle de l’environnement pourrait accélérer la circulation des bus entre Cannes, Le Cannet et Mandelieu-La Napoule. Avant la fin de ce mois, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, annoncera si la nouvelle génération de transports urbains, voulue par les trois communes, bénéficiera ou non d’une subvention exceptionnelle.
Sur une enveloppe nationale de 450 millions d’euros, les trois villes espèrent décrocher 11,86 millions. Soit 12 % des 95 millions d’euros que devrait leur coûter leur première ligne de bus avec couloir réservé.
Il y a longtemps que le Syndicat intercommunal des transports publics rêve de relier les trois communes qui le composent avec un TCSP. Une abréviation pour transport en commun en site propre.
La proposition de subvention de l’État pour encourager le développement de transports plus écologiques a précipité le projet que s’est procuré Nice-Matin.
« Le bus, seule solution qui faisait l’unanimité »
Il s’agit d’une ligne de bus « à haut niveau de service ». Fiable, fréquent et rapide. « Par rapport au tramway, c’est la solution la moins coûteuse et la seule qui faisait l’unanimité entre nous », révèle Jean-François Tonner, président du Syndicat.
Cette ligne connecterait le rond-point Grande-Bretagne du Cannet à la gare routière de Mandelieu, via l’hôtel de ville de Cannes en empruntant le boulevard Carnot, l’avenue Francis-Tonner et les Tourrades. Le tracé dessert les principaux pôles d’attractivité. À moins de 500 mètres des arrêts, les statistiques font état de 46 800 habitants (plus d’un tiers de la population de l’agglomération), 25 700 emplois et 5 500 étudiants.
77 % de la ligne en couloir réservé
Le parcours mesure 10 917 mètres entre les deux terminus. Il serait jalonné de vingt-trois arrêts et d’une plateforme à la gare SNCF centrale de Cannes où convergeront tous les réseaux de transports en commun : les bus urbains mais aussi interurbains et les trains.
Les trois quarts de la ligne bénéficieraient d’un couloir réservé. C’est la partie la plus coûteuse de l’aménagement. Selon les axes, cette voie occupera toute la chaussée, le centre ou les bas-côtés.
Le seul tronçon où il sera impossible de la matérialiser sera l’avenue Docteur-Picaud. « On n’a pas assez de largeur », s’excuse Jean-François Tonner.
Accessibles aux handicapés, les bus rouleraient de 5 heures à minuit, à 18,5 km/h en moyenne, avec une fréquence pouvant atteindre 10 minutes aux heures de pointe.
Dans ces conditions, le SITP parie sur une hausse de fréquentation de 28 % à la mise en service en 2015. Une deuxième ligne verrait alors le jour pour relier Ranguin à La Bocca par l’avenue Michel-Jourdan.

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