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Plus d’habitants, c’est plus d’impôts. Mais aussi « plus d’infrastructures » n’oublient pas les maires. Ecoles, crèches, transports en commun... C’est aussi l’immobilier qui grimpe (sauf depuis l’an dernier).
Changements de catégorie
Mais pour certaines communes, c’est aussi plus d’indemnités pour les élus. Les maires, adjoints et conseillers municipaux perçoivent une somme qui tient compte du nombre d’administrés. Avec les nouveaux chiffres, seules deux communes du bassin changent de catégorie.
Mandelieu, avec 20 850 habitants, laisse derrière elle la tranche des villes de 10 000 à 19 999 habitants pour intégrer l’étage supérieur des cités de 20 000 à 50 000 personnes. Une petite modification qui n’a pas échappé au maire Henri Leroy. Lors du dernier conseil municipal, les élus ont entériné le nouveau barème. Ce dernier tient compte également d’une majoration de 15 % en tant que ville chef-lieu de canton et de 25 % en tant que commune classée station touristique. Résultat, le maire va percevoir plus de 4 700 e par mois contre environ 3 400 e auparavant, ses adjoints 1 124 e contre 952e.
Jean-Claude Castillo, opposant divers-droite a voté contre cette délibération : « Vous manquez de solidarité en cette période d’économies budgétaires. Ces indemnités sont justifiées mais vous auriez pu les reporter d’un an. »
Pas à l’ordre du jour
A Mouans-Sartoux, les élus n’ont pas encore eu vent d’éventuelles augmentations. Pourtant en passant de 8 889 habitants à 10 203, la commune bondit dans la catégorie des villes de 10 000 à 19 999 habitants. Le maire serait susceptible de percevoir environ 2 500 e par mois et ses adjoints plus de 1 000 e plutôt que les 800e actuels. Mais « ce n’est pas à l’ordre du jour » fait savoir le cabinet du maire, « d’autant que le maire ne perçoit pas ses indemnités. »
André Aschieri explique régulièrement en public que ses revenus privés lui suffisent pour vivre et qu’il préfère que ses indemnités profitent à la commune. Un exemple parmi d’autres qu’« on peut faire de la politique autrement », selon le leitmotiv cher au maire.
Ludovic Laurenti
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