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Quel est votre credo pour 2012 ?
Non à la crise : c’est un voeu et un programme pour la France, et à plus forte raison pour Cannes. Là où je peux agir. Pendant les fêtes, j’ai été frappé de voir la difficulté à dire qu’on a des solutions pour nous sortir de là. La crise est sociale, morale, face à un changement de monde. Et mon message, c’est non à la crise, oui au nouveau monde. Et comment l’aborder de façon très concrète ? En réglant les problèmes les plus évidents de chômage, de pouvoir d’achat. A Cannes, on a plus que de la chance. Cette année, le budget présente un excédent de 38 M d’euros. On va rembourser une partie de la dette, une partie sera réservée aux investissements, et une autre en cas de coup dur. Le budget 2012 de même. Et sans augmenter les impôts. C’est notre premier "non à la crise".
Comment arrive-t-on à un tel résultat, selon vous ?
Le modèle économique de Cannes est différent des autres. Il repose sur trois pieds : le tourisme de luxe et d’affaires, les ports et les nouvelles technologies. Le tourisme garantit un taux de remplissage de 70 %, ce sont des emplois. Cette dépense d’argent profite partout. Cet été, la restauration a vu sa fréquentation augmenter de 18 à 30 % par rapport à 2010. La ville est positionnée sur le marché du luxe. Et les investissements continuent, comme par exemple avec les palaces.
Les ports et les technologies ?
Les trois ports rapportent de l’argent et représentent un marché de location et de vente. Plusieurs marques, comme Riva, veulent venir s’installer sur le Port Canto en rénovation. On a reçu 2000 demandes, c’est comme pour les logements sociaux... Le troisième, c’est Thalès et le pôle technologique. Les Brésiliens sont intéressés par des satellites, il faut aider l’entreprise à conquérir ce marché. A la clef ce sont des embauches. Ce modèle équilibré et particulier, a été construit au fil des ans. Mais rien n’est acquis. C’est un équilibre fragile. Il faut continuer à faire des efforts.
Et le volet social ?
Non à la crise, c’est également les problèmes sociaux. Le problème du logement en France est fondamental. Les classes moyennes ne peuvent plus se loger. La ville, avec l’office de l’habitat, a construit 300 appartements et en a rénové 400 en investissant chaque année entre 50 et 60 M d’euros. Nous sommes les seuls à le faire dans cette proportion. Non à la crise, c’est aussi une forme de solidarité. On a demandé aux associations de faire des efforts. Chaque année, on a réduit de 5 % les sommes allouées. Sauf pour les dotations aux associations caritatives comme Parcours de Femmes, J’avais faim, Les Restos du Coeur... En février, on va créer un Samu social de jour.
Intercommunalité, on fait quoi maintenant ?
Nous devons rendre le territoire pertinent, en matière de transports, de gestion des déchets. Répondre aux besoins, mieux, plus vite et moins cher. Dans les trois à quatre mois, on aura des propositions avec des objectifs. Cannes, qui va apporter 45 à 50 % des recettes, a un rôle fondamental à jouer. Ce que je ne veux pas, c’est qu’on punisse les bons élèves. Si l’objectif est d’augmenter les impôts, ce n’est même pas pensable. Au lieu du système de redistribution nationale, l’argent de Cannes doit rester dans l’intercommunalité et être donné aux communes du Haut Pays. Pas là pour remplir les caisses de l’Etat.
Allez-vous en briguer la présidence ?
Mes préoccupations, c’est d’abord la ville de Cannes, puis la présidentielle et les législatives. Aujourd’hui l’intercommunalité ce n’est pas ma priorité personnelle. Cela ne veut pas dire que personne ne s’en occupe.
Les législatives approchent. Vous avez laissé entendre que vous serez candidat à votre réélection. Est-ce toujours le cas et avec quel suppléant ?
Bien sûr, je me représente. Je suis passé devant la commission de l’UMP qui m’a accordé son investiture. Quant au suppléant, ce n’est pas à l’ordre du jour dans l’immédiat.
Vous risquez d’avoir en face de vous un, voire deux adversaires de votre parti. Cela vous inquiète ?
Ca ne constitue pas du tout une préoccupation pour moi. Se présente qui veut. Mais si j’était eux, je réfléchirais...
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