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Exemple à suivre. Ou modèle du genre. Avec 16 % d’habitations à loyer modéré, la ville de Cannes fait figure de bon élève en matière de logement social dans le département, face à certaines de ses voisines qui peinent à atteindre les 8 %.

Ce particularisme, la commune le doit, bien sûr, à l’engagement de ses élus depuis des décennies. Mais elle le doit, aussi et surtout, à l’action de son Office public de l’habitat (OPH).
Créé en septembre 1958 par décret ministériel après délibération du conseil municipal. Il a pour mission de construire, acheter, rénover et gérer la plupart des habitats sociaux de la ville « afin de loger dignement toutes les populations, sans exclusion », explique son président, Jacques Bottero.
Et, en cinquante ans, il n’a pas chômé. Plus de 3 000 logements à loyer modéré ont été réalisés ou réhabilités à Cannes : des Eucalyptus, en 1961, aux Lavandières, en novembre dernier, en passant par les Orangers (1966), le Riou (1967), Ranguin (1971), l’Aube (1987), les Floribondas (2006)... Avec des hauts et des bas... Dans les années 1990, par exemple, le rythme des constructions s’est considérablement ralenti.
« L’effort de production des premières années avait entamé nos finances » raconte Jacques Bottero.
Plus d’une centaine de nouveaux logements chaque année
Aujourd’hui la vitesse de croisière tourne autour de 100 à 130 logements par an. Essentiellement des constructions modernes, proches de celles des promoteurs privées, à l’image des petites villas de bois avec jardinet des Floribondas à La Bocca.
« La qualité et la mixité sociale sont devenues nos objectifs principaux afin de pallier les difficultés et le phénomène de ghettoïsation », explique Robert Secchi, ancien directeur de l’OPH.
Ce à quoi il faut ajouter la remise à niveau et la sécurisation des constructions les plus anciennes. 4 500 000 euros sont investis, chaque année, pour rénover et moderniser quelque 250 appartements chaque année. Une nécessité pour prévenir les tensions.
Mais demeure le problème récurrent, sur la Côte, de l’accès des populations à ce type d’habitat à prix réduits. « Nous avons environ 2 000 demandes par an pour 380 logements disponibles », concède
Jacques Bottero.
L’après cinquante ans ne s’annonce donc pas de tout repos pour l’OPH de Cannes.
Pierre Comet
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