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Favorisée par la distribution sur Internet, la commercialisation des faux colonisent insidieusement l’espace domestique.
Président du Comité national anti-contrefaçon, le député-maire de Cannes, Bernard Brochand, brandit l’étendard de la vigilance. « En
s’installant dans nos chambres, nos salles de bain, nos salons ou nos garages, la contrefaçon fait courir des risques à toute la
famille. Elle représente un marché de 400 milliards, soit 10 % du commerce mondial. La lutte contre les médicaments, produits de parapharmacie et jouets contrefaits sur Internet est notre priorité car la santé est en jeu », alerte-t-il.
Un inoffensif tee-shirt à petit crocodile peut également faire mal, comme le confirme le vice-président de l’Union des fabricants, Philippe Lacoste (I). « Sous la pluie, le polo a déteint et provoqué une éruption cutanée à son propriétaire ! On retrouve ces cas d’allergies dans des faux de
parfums ou cosmétiques.
Il y a aussi tous ces jouets fabriqués en Asie. Au lieu de la peinture réglementaire aux pigments d’origine alimentaire, les peintures peuvent contenir du plomb, mercure, voire de l’arsenic... Plus grave, ces laits en poudre contrefaits, qui mettent en danger les
nourrissons. Heureusement, ces faux ne se retrouvent pas dans le circuit de consommation. Ils sont hélas le fait de sites "champignons" qui sont sur le Net le temps de vendre et ensuite disparaissent sans que
le consommateur n’ait aucun recours...)).
I. Petit fils du fondateur René Lacoste, il est
administrateur du groupe Lacoste.
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