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8 février 2012 de 07:40 à 08:00
L’invité de 7h40
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Discours du 14 juillet de Bernard BROCHAND

Comme chaque année, à l’occasion de la réception donnée dans le cadre de la fête nationale, retrouvez le discours prononcé par Bernard BROCHAND, place de la Castre.

Chères Cannoises,

Chers Cannois,

Vous tous chers amis,

Laissez-moi vous dire combien je suis heureux de vous accueillir, cette année encore, sur cette place de la Castre à l’occasion de notre fête nationale et de partager avec vous, autour du verre de l’amitié, ce rendez-vous traditionnel de convivialité et de fraternité.

Je salue tout particulièrement le Colonel Pierre HENTGES, Manfred FISCHER, et Emile FERRANTE qui ont été distingués par le président de la République et promus, il y a quelques instants, dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur pour leur engagement et leur parcours au service de la France. Permettez-moi, messieurs, de vous adresser mes plus sincères et chaleureuses félicitations ainsi que celles de l’ensemble des élus du Conseil municipal. La Ville de Cannes est fière de compter parmi les siens des hommes de votre qualité. Cette fête nationale est donc aussi la vôtre. Je forme le vœu qu’elle demeure gravée dans vos mémoires et celle de tous vos proches. Car notre fête nationale est à la fois une fête collective et individuelle, une fête républicaine et populaire, elle célèbre notre identité commune, l’âme de notre Nation, et notre condition de citoyen, chacun étant désormais acteur de la destinée de notre pays. Nous étions sujets de Sa Majesté dans le royaume de France, nous sommes, depuis plus de 200 ans, les citoyens, filles et fils de la République française.

J’ai été frappé, l’an passé, par un reportage diffusé dans le cadre d’un journal télévisé où les personnes interrogées sur la signification du 14 juillet ont donné des réponses stupéfiantes. Quand je dis que j’ai été frappé, je veux plutôt dire affligé, par les propos des interviewés : pour les uns, il s’agissait de l’Armistice, pour les autres de la Victoire, pour d’autres encore de la mort de Louis XVI, pour trois seulement, trois sur dix, la date du 14 juillet évoquait la prise de la Bastille. Curieuse façon de témoigner et de vivre son appartenance à une Nation que d’en négliger à ce point l’histoire la plus élémentaire et fondamentale.

Aussi, au terme de notre matinée commémorative, où il nous a été donné de saluer la mémoire de nos morts, de tous ceux qui, à travers l’histoire de notre pays, de ses batailles et conflits armés, ont marqué, dans nos familles, leur appartenance à notre grande nation par le sacrifice ultime de leur vie, je crois utile et sage de prendre le temps de réfléchir.

Pris dans la tourmente d’une époque qui saisit l’instant présent sans plus s’offrir le temps de la réflexion, nous manquons de plus en plus de ces moments de silence, de pause, de recul, je dirai presque de méditation tant ce lieu chargé de spiritualité pourrait nous y inviter.

Prenons le temps ce matin de nous poser, de réfléchir, d’analyser les événements de notre époque, les bouleversements qui sont en train de s’opérer dans notre société, entre un vieux monde qui se meurt et un nouveau qui cherche à naître. La vérité et l’avenir sont là, entre deux époques, entre deux réalités contradictoires qui s’affrontent.

Le changement de siècle n’obéit pas toujours à la logique mathématique. Si depuis neuf ans nous sommes effectivement entrés dans le XXIème siècle, ce n’est que maintenant que les événements nous pressent de changer d’époque.

1.Face à la crise, le salut de la France est plus que jamais dans l’action

La crise qui sévit dans le monde, crise financière avec la faillite d’un système que beaucoup croyaient durable et sans fin, crise économique avec l’effondrement des marchés générant la chute de l’activité industrielle et commerciale, crise sociale par ses conséquences humaines, son lot de licenciements et l’augmentation vertigineuse du chômage à l’échelle internationale, crise morale enfin par la perte de confiance des citoyens qui n’espèrent plus en l’avenir mais le redoutent, le craignent, en ont peur. Parce que le changement, lorsqu’il s’impose et qu’il est subi, suscite toujours inquiétude et angoisse.

Or, si le vieux monde est en train de mourir, un autre doit lui survivre. Et c’est précisément cet autre qu’il nous appartient, toutes générations confondues, de construire de façon solidaire. La crise, avec la détresse qu’elle exprime en France et dans le monde, doit susciter un élan nouveau parmi nous, elle doit plus que jamais nous porter à l’action. J’ai la conviction que les temps, particulièrement durs que nous traversons, nous offrent un espace de liberté inestimable, parce que tout est à faire, tout est à imaginer, à inventer, à construire. Le nouveau monde sera tel que nous le ferons, tel que nous commençons à le faire aujourd’hui.

A chaque époque, en toute circonstance, la France a toujours saisi les femmes et les hommes dont elle avait besoin pour sortir de la crise. Celle que nous traversons n’est pas la première. La France en a connu d’autres. Et je pense sincèrement que l’action conduite par le Président de la République va nous permettre d’en sortir plus vite que d’autres pays, grâce aux nombreuses réformes engagées, grâce au poids et à la crédibilité retrouvés de la France, notamment après la présidence française de l’Union Européenne en 2008. A la tête de l’Etat, Nicolas SARKOZY a insufflé une nouvelle dynamique à la France, un nouveau souffle, il l’a engagée dans la voie du changement, du mouvement, du renouveau. A notre tour, ne manquons pas à l’appel de la France, aujourd’hui. Si nous n’avons pas vocation à être de nouveaux Clémenceau ou de Gaulle, nous avons tous à nous investir, à nous mobiliser, à agir. L’avenir de la France, l’avenir de l’Europe, l’avenir du monde est l’affaire de tous.

Je crois en nos capacités, en la capacité de la France pour surmonter l’épreuve qui est la sienne et qu’elle partage avec tous les pays, tous les peuples du monde. Je crois en notre volonté collective pour sortir le plus tôt, le plus vite, de cette crise. Il est une évidence qu’après cette crise, plus rien ne sera jamais comme avant. Mais il en est une autre, c’est que le destin et le salut de la France ne dépendent, une fois de plus, que de nous.

De tout temps, notre peuple a su saisir les échéances qui s’imposaient à lui pour en faire des occasions d’avenir, des raisons d’espérer, pour avancer, moderniser, réformer notre société. Les exemples, depuis les Lumières et 1789 à nos jours, ne manquent pas dans notre histoire nationale.

C’est avec la même audace, le même courage, je dirai aussi avec le même panache, que nous sortirons de la crise actuelle et que nous refonderons le pacte républicain de notre Nation trop souvent divisée. C’est le premier souhait que je forme en ce jour anniversaire, en ce jour de fête nationale.

2.Liberté, Equité, Solidarité : un pacte républicain conforme à notre époque

Le second vœu que j’ai à cœur d’exprimer et de former avec vous, c’est celui précisément d’un nouvel élan républicain dans notre pays. Considérons ce qu’il a fallu de luttes, de batailles, de guerres pour jouir, aujourd’hui encore, du droit fondamental à la liberté. Ce privilège que bien des peuples soumis au joug de véritables tyrans désespèrent de goûter un jour, avec la démocratie, le droit de vote que nous négligeons parfois, voyons ce qui se passe en Iran, au Pakistan, en Irak et certains pays d’Afrique.

Les beaux noms de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, que je crois plus explicite aujourd’hui sous le vocable de Liberté, Equité, Solidarité, ne doivent pas être des lettres mortes gravées dans la pierre.

Nous devons en être habités et en vivre chaque jour avec intensité dans nos rencontres, nos relations professionnelles et familiales, nos engagements civiques et associatifs.

L’actualité du monde nous oblige à évoluer et à faire évoluer nos mentalités, notre conception du vivre ensemble, l’idée même de ce que nous sommes. Car pour changer le monde et la société dans laquelle nous vivons, nous devons d’abord changer nous-mêmes.

Toute ma vie, j’ai toujours porté à la liberté un attachement particulier. L’essence de mon identité, de notre identité française est là, C’est elle qui inspira nos aînés de lutter chaque fois que l’indépendance de la France fut menacée. Elle est une valeur inestimable que nous devons revendiquer de façon individuelle et respecter chez l’autre. Dans mes entreprises, avec mes collaborateurs, j’ai toujours voulu développer cet esprit de liberté qui, seul, peut laisser place à l’éveil, la création, l’épanouissement du talent de chacun.

Et il en est quatre, quatre libertés particulières que j’ai tenu à appliquer ici aussi, à Cannes, dans la gestion municipale.

La liberté face à la peur : le talent et l’initiative se figent toujours face à la peur. L’imagination s’éteint. Les idées se tarissent. La peur paralyse au-delà de la raison. La peur ne naît pas de la crainte de la vérité, mais de l’absence de vérité (la Vérité dont un verset de la Bible nous dit qu’elle nous rendra libre), de l’arbitraire, de la suspicion engendrée par des décisions secrètes et injustifiées. La peur vient de l’intimidation. L’intimidation doit être bannie de nos relations humaines et nul n’a à en être brimé.

La liberté face à l’erreur : lorsqu’ils sortent des sentiers battus pour explorer de nouvelles routes, de nouveaux territoires qui peuvent inquiéter les esprits plus conventionnels, parce qu’il n’y a pas d’assurance de succès, ceux qui osent s’aventurer dans l’inconnu doivent savoir qu’ils peuvent échouer sans qu’il leur en soit tenu rigueur. Elle est si facile la posture qui consiste à ne rien faire, à ne jamais rien proposer, mais à toujours critiquer ce que font les autres. Ceux qui osent ont précisément le mérite d’oser, d’essayer, d’agir. Le succès n’est jamais garanti. Mais le mérite d’entreprendre est là. L’histoire de la Résistance française, sous l’occupation nazie, en est un parfait témoignage. Rien n’était gagné à l’avance lorsque l’appel du 18 juin 1940 retenti sur les ondes de la BBC. Bien au contraire ! Mais des hommes et des femmes ont osé se lever et poursuivre la lutte. L’idée était juste, mais sa mise en œuvre pouvait aussi échouer, aurait-il fallu alors accabler ces femmes et ces hommes pour tant de courage, d’audace et finalement d’héroïsme ?

La liberté face à l’incohérence : dans une société où des courants et aspirations contraires s’opposent régulièrement, le premier risque pour la liberté, c’est de laisser place au chaos né de l’indécision, de l’incohérence et du non contrôle. Je crois à la nécessité d’un bouillonnement d’idées mais aussi à celle d’une organisation solide des responsabilités de chacun.

La liberté d’être : chacun a le droit d’être traité avec dignité, d’être encouragé à progresser et à trouver un épanouissement dans son projet de vie personnelle et professionnelle. J’attache, en tant que maire, une importance toute particulière à cette liberté là, qui se traduit notamment dans l’action menée au niveau de la sécurité des biens et des personnes avec le concours des forces de polices nationale et municipale, de l’éducation de nos enfants, de la formation universitaire et professionnelle, de l’action sociale et de la solidarité à l’égard des personnes démunies, fragiles, isolées, handicapées, dans le cadre aussi des loisirs culturels, événementiels et sportifs développés dans notre ville.

Aujourd’hui, mes chers amis, en ce 14 juillet 2009, je vous souhaite, je nous souhaite à tous, de toujours goûter la douceur et l’exigence de ces vertus fondamentales sur lesquelles repose notre identité française. Ce sont elles qui peuvent nous inspirer l’énergie et nous donner les moyens de nous dépasser, de quitter nos angoisses et incertitudes, pour regarder l’horizon incertain mais chargé de promesses, relever le défi du demain, de l’avenir, de l’espoir.

3.L’avenir appartient aux Hommes de caractère

Et s’il est un modèle, dans le siècle dernier, de cette capacité à faire face à l’avenir avec lucidité, courage et résolution, de cette capacité à anticiper les événements, à bâtir la modernité, c’est bien celui du Général de Gaulle, en qui beaucoup se reconnurent de son vivant, en qui beaucoup se reconnaissent encore après sa mort.

Nul autre n’a laissé comme lui un nom dans l’histoire contemporaine. Nul autre n’a suscité autant de passion, favorable ou contraire. Nul autre n’a si bien incarné la France dans l’adversité.

Au-delà de toute considération partisane, au-delà des blessures de l’histoire, il est bien légitime de reconnaître en lui, comme le fit d’ailleurs Winston Churchill, qui ne lui vouait pourtant pas une tendresse particulière, « l’Homme du destin » de la France.

Parmi ses écrits, il en est un qui m’a toujours accompagné et que je partage systématiquement avec toutes celles et tous ceux qui, dans le cadre de nos rencontres, me font part de leurs difficultés, de leur découragement, parfois même de leur désespoir. Vous savez, le mandat de maire m’a fait toucher du doigt une réalité humaine différente de celle que j’avais côtoyée jusque là. La réalité d’une humanité blessée.

Lorsque vous êtes élus, les gens viennent vous voir pour vous exposer des situations diverses, ça va du problème de stationnement ou de propreté dans une rue -ce que nous avons les moyens d’améliorer immédiatement- à des situations beaucoup plus complexes, douloureuses, parfois même dramatiques, relevant du domaine privé auxquelles le maire n’a pas les moyens de répondre. Contrairement à une idée reçue, le maire ne peut pas tout, mais il tout ce qu’il peut, il le fait.

Et, personnellement, je le fais dans l’esprit de L’homme de caractère du Général de Gaulle. Ce texte donc que j’aime partager, dont je vous ai déjà lu des passages en diverses occasions, mais que je crois bon de relire aujourd’hui, dans l’époque que nous vivons et qui nous invite à imprimer notre marque dans ses événements.

« Face à l’événement, c’est à soi-même que recourt l’homme de caractère. Son mouvement est d’imposer à l’action sa marque, de la prendre à son compte, d’en faire son affaire. Et loin de s’abriter sous la hiérarchie, de se cacher dans les textes, de se couvrir des comptes rendus, le voilà qui se dresse, se campe et fait front. (…) C’est du caractère que procèdent l’élément suprême, la part créatrice, le point divin, à savoir le fait d’entreprendre. (…) La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. (…) Il y cherche, quoi qu’il arrive, l’âpre joie d’être responsable. (…) Il ne concède rien au désir de plaire. (…) Il prétend qu’on lui donne sa tâche et qu’on le laisse maître à son bord, exigence insupportable à beaucoup de chefs qui, faute d’embrasser les ensembles, cultivent les détails et se nourrissent de formalités. Enfin, l’on redoute son audace qui ne ménage les routines ni les quiétudes. (…) Il faut préférer les cœurs fermes et incommodes aux âmes faciles et sans ressort. »

Sans nous lancer dans des comparaisons audacieuses et fallacieuses, cette description ne vous rappelle-t-elle pas « quelqu’un » qui, aujourd’hui, par ses convictions, ses engagements, sa vision, son envie, sa manière de faire bouger les lignes, est en train, je le crois, j’en suis sûr, de sauver la France.

Mes chers amis, puissions-nous, à l’occasion de ce 14 juillet, revendiquer nous aussi la qualité du caractère. Puissions-nous gagner cette confiance en notre talent, notre génie, nos capacités. Puissions-nous être à l’image de l’Homme de caractère que nous décrit le Général de Gaulle, à la fois volontaire et responsable.

C’est encore un vœu que je forme en cette fête nationale, afin que nous sachions vivre les uns avec les autres, les uns pour les autres, dans le dialogue respectueux, l’écoute attentive, l’entraide généreuse, la paix durable.

4.Avec caractère, volonté et responsabilité, construisons l’avenir à Cannes

C’est dans cet état d’esprit que nous bâtirons à notre échelle, ici même à Cannes, pour nous même et pour les générations futures, la nouvelle société. J’en ai la conviction profonde. De tout temps, Cannes a été appelée à favoriser la créativité, à encourager l’expérience, à initier la modernité. Ne gâchons pas cette liberté là. Ne gâchons pas ce privilège là. Mais, au contraire, de façon collective, unie et soudée, au-delà de nos divergences, peut-être même de nos oppositions, de nos confrontations humainement légitimes parce que chacun a le tempérament que la nature lui a donné, sachons insuffler à la vie, le mouvement, celui de l’éternelle jeunesse par nos projets, nos entreprises, nos réalisations.

Cannes n’appartient à personne. Elle est confiée à chacun. C’est une responsabilité collective que nous devons vivre et assumer aussi de façon individuelle. Les prochains mois vont voir notre ville se transformer encore pour épouser son époque et permettre à ceux qui nous survivront de vivre dans les meilleures conditions possibles.

Une centaine de chantiers, publics et privés, vont fleurir dans tous les quartiers de la commune. Ils témoignent d’une heureuse dynamique, malgré la crise, dont nous avons tous à nous réjouir et nous féliciter. Ils participent à la création de nouvelles richesses et de centaines d’emplois, grâce aux investissements des pouvoirs publics et des entrepreneurs privés qui ont choisi de prendre des risques et d’investir à Cannes. Pourquoi ? Parce que, grâce à l’action et à la gestion municipale conduite depuis huit ans, Cannes est devenue une valeur sûre, une valeur d’avenir.

Aujourd’hui, alors que les tennis Maurice Chevalier rebaptisés « Cannes Garden Tennis Club » s’achèvent, tout comme le nouvel hôpital dont le chantier aura finalement duré plus longtemps que prévu en raison de l’intégration dans le projet initial de nouveaux services médicaux, alors que le Palais des Festivals et des Congrès entre enfin dans la phase active de son embellissement et de sa modernisation, alors que la rénovation de la voirie se poursuit, tout comme l’aide au ravalement des façades d’immeubles et la construction de logements aidés, voici que le projet de la Bastide Rouge a franchi les derniers obstacles dressés par un opposant systématique aux projets cannois et va pouvoir entrer lui aussi dans sa phase de réalisation avec sa pépinière d’entreprises et son multiplexe.

Dans le même temps, le complexe Montfleury va sans doute renaître lui aussi de ses cendres grâce à une opération conjointe public-privé qui offrira bientôt dans le quartier un nouveau jardin public, une maison de retraite et un complexe sportif accessible à tous avec ses tennis et sa piscine.

Je veux aussi citer le transformation du quartier de Ranguin qui a commencé pour devenir un quartier à vivre mieux, avec ses crèches, ses écoles, ses équipements sportifs, son église, sa médiathèque, sa mairie annexe, bientôt ses nouveaux commerces, bref un cadre de vie toujours plus harmonieux, respectueux de l’identité du quartier et conforme à l’idée que nous nous faisons tous de Cannes.

Enfin, je me réjouis du rapprochement des bassins Antibois, Cannois et Grassois dans une démarche de coopération intercommunale sur la base de projets décidés ensemble (approche que nous avons toujours défendue et encouragée) et de compétences partagées, dans le respect de l’identité de nos communes et la nécessité d’offrir aux habitants de ce vaste territoire de l’ouest azuréen un service public de meilleure qualité, notamment en matière de transport et de circulation, et une qualité de vie toujours meilleure.

5.La recette de la vie et du bonheur

Mes chers amis, la vie est là, dans ce qui se décide, dans ce qui se fait, dans ce qui se réalise, bref dans ce qui est.

Et elle me fait penser à ce poème de Pablo Neruda, poète chilien, prix Nobel de Littérature, et militant communiste, (avec un grand sourire) dont vous apprécierez la référence comme un témoignage de mon ouverture d’esprit, sublime hymne à la vie et au bonheur que je voudrais voir imprimer dans nos cœurs et sur nos lèvres :

« Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui n’écoute pas la musique, celui qui ne sait pas voir grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour propre, celui qui ne se laisse pas aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions, celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change jamais de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend jamais de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une fois dans sa vie n’a fuit les conseils sensés.

Vis maintenant, risque-toi aujourd’hui.

Agis tout de suite.

Ne te laisse pas mourir lentement.

Ne te prive pas d’être heureux. »

Chers Cannoises, chers Cannois, mes chers amis, à l’heure où, dans la joie, nous célébrons notre fête nationale, mesurons notre chance, regardons autour de nous, voyons la détresse qui saisit beaucoup de nos compatriotes, goûtons notre privilège, partageons le avec ceux qui en ont besoin, ceux qui souffrent, ceux qui désespèrent, ceux qui attendent qu’au-delà des mots, la Liberté, l’Egalité et la Fraternité soient véritablement notre art de vivre.

Vive la République !

Vive la France !

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