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L’environnement sera le premier domaine à être abordé par les 45 communes du Grand Ouest. Objectif des élus dont le député-maire de Cannes : uniformiser les textes actuels.
Le moment est unique dans l’histoire du département. Il y a dix jours, les élus des 45 communes de l’ouest des Alpes-Maritimes se sont réunis au Pôle Azur Provence pour une grande conférence inter-Scot (syndicat mixte du schéma de cohérence territoriale) entre le syndicat mixte du Scot Ouest et la Communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis.
Oubliés les querelles et les projets avortés d’intercommunalité, pour une fois, pour la première fois, les édiles ont accepté de faire cause commune pour parfaire la gestion et l’aménagement de leur territoire.
Et, ainsi, donner une cohérence au Grand Ouest.
Pour l’heure, il n’est pas encore question, cependant, de définir les contours d’une structure commune. Simplement de travailler, ensemble, pour le bien des 425 500 habitants de la zone. Le député-maire de Cannes, Bernard Brochand nous explique.
Quel est l’objectif de ce rapprochement entre les communes du Grand Ouest ?
Tous les élus et les habitants de l’ouest du département sont d’accords pour dire que nous avons des intérêts communs. Certains domaines, comme les transports par exemple, ne peuvent pas avoir de frontières.
Il est donc impératif de réfléchir ensemble les projets. Seulement jusqu’alors, les débats se sont toujours portés sur la structure à bâtir. Plutôt que sur les enjeux. Or, c’est cela la véritable priorité. Il nous faut nous unir pour le bien commun. Pour avoir un poids à l’échelle nationale.
Avec le projet Balladur, on ne sait pas, aujourd’hui, ce qu’il va advenir des intercommunalités. Avançons donc pas à pas. Commençons par choisir des orientations. Plus tard, il sera temps de nous intéresser à la forme.
Ce rapprochement à l’Ouest n’est-il pas une façon de contrecarrer la communauté urbaine de Nice ?
Ce Scot Ouest n’a pas vocation à s’opposer à la métropole de Nice. Nous considérons seulement que la diversité du département est telle que nous ne pouvons pas, à ce jour, intégrer l’ensemble mis en place par Nice. L’Ouest du département a des intérêts qui ne sont pas ceux de l’Est.
Quels sont les domaines sur lesquels vous comptez agir ?
Dès septembre, nous allons commencer à réfléchir sur les questions environnementales. Aujourd’hui, il existe de nombreuses chartes dans ce domaine. Il faut les uniformiser. Il faut réunir tous les agendas 21.
L’autre chantier qui s’offre à nous est celui des transports. Comme je l’ai dit, il n’y a pas de frontières pour les déplacements. Il faut donc une politique commune des transports. Celle-ci se met d’ailleurs doucement en place puisqu’il y aura bientôt trois transports en commun en site propre sur la zone Cannes-Grasse-Antibes. Enfin, les autres enjeux pour nos communes sont le logement et le développement économique.
Vous semblez confiant pour l’avenir... Pourtant, à la vue des expériences passées, on peine à croire que le consensus soit possible à 45...
Aujourd’hui, tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut s’unir pour avancer. Nous nous devons donc de nous entendre car c’est une nécessité. Nous n’avons pas le choix. Nous sommes au pied de l’Himalaya. Ce sera difficile. Mais nous avons les équipes et la volonté pour y arriver.
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