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« C’est une journée historique ! » L’appréciation est du maire. Mais elle a fait l’unanimité des personnalités venues assister, dans son bureau, à la signature de l’acte de naissance du pôle universitaire de Cannes.
Le document se présente sous la forme d’un partenariat entre la mairie, l’université de Nice-Sophia Antipolis (Unsa) et son assistant social, le Crous (1) de Nice-Toulon. Après des années de négociations, les trois parties se sont entendues sur la création d’une antenne universitaire à La Bocca spécialisée dans les technologies numériques, les médias et le tourisme.
8 519 m2 de terrain rue de Cannes
Ce complexe, imaginé pour un millier d’étudiants, devrait ouvrir à la rentrée 2012. Il verra le jour sur le site Europe-Mimosas bordant, du 34 au 46, la rue de Cannes et jouxtant la Faculté des métiers et l’IUT Techniques de commercialisation qui resteront intacts (Nice-Matin du 4 décembre). Il s’agit de huit parcelles totalisant 8 519 m2, que la mairie possède déjà à plus de 92 %. Les deux hangars et les trois maisons qui s’y trouvent seront démolis. Ils céderont la place à deux bâtiments, dont l’architecture reste à définir.
Le premier, dévolu à l’enseignement, abritera des salles de cours, des laboratoires et des bureaux sur 2 100 m2. Trop exigüe pour l’instant au goût de certains enseignants, la surface définitive sera fonction de la somme que la mairie apportera en vendant une autre de ses propriétés, située à un pâté de maison de là, les 9 900 m2 d’Astegiano estimés à 10,4 millions d’euros. « Peu de villes font preuve d’un acte aussi volontariste pour développer un pôle universitaire », s’enthousiasme le député-maire Bernard Brochand.
150 à 200 logements étudiants
L’Unsa ne financera pas les travaux mais prendra à sa charge la totalité de l’exploitation de ce bâtiment. « Cela représentera 3 millions d’euros en structure et en salaires par an », jauge le président Albert Marouani.
Le Crous se chargera de la construction (via un bailleur social) et de l’exploitation de l’autre bâtiment dédié à la vie universitaire. Il se composera d’un restaurant capable de servir 600 repas quotidiens et de 150 à 200 logements étudiants. Sur fond de montée en puissance de l’autonomie des universités, « cette convention a un caractère historique, insiste Albert Marouani. C’est une vision partagée entre une université et une collectivité territoriale avec une lisibilité qui est celle de son territoire, un pôle d’excellence pour le tourisme, le multimédia et la communication. » Jean-François Cervel, directeur national du Crous, pense que ce projet a toutes les qualités d’un « établissement d’enseignement supérieur puissant en lien avec le tissu professionnel local mondialement réputé pour le cinéma, le tourisme et l’accueil événementiel. »
1. Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires.
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