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Les résultats des évaluations menées en janvier, sur le plan national auprès des écoliers de CM2, sont tombés. Et dans les Alpes-Maritimes, ils sont plutôt satisfaisants. À plus d’un titre.

D’abord au niveau de la participation qui a été massive, malgré les appels au boycottage lancés par les organisations syndicales. Dans les A.-M., sur les 11 779 élèves de CM2 du public et privé sous contrat, 9 423 (soit 80 %) ont planché sur l’intégralité des 60 questions en français et 40 problèmes mathématiques.
Puis, au niveau des résultats eux-mêmes. Globalement les écoliers de l’académie de Nice (A.-M. et Var) n’ont pas démérité avec des « scores » qui se situent trois points au-dessus de la moyenne nationale.
En français, 79 % des écoliers affichent de bonnes voire très bonnes connaissances contre 65 % de moyenne nationale. En maths, les résultats fléchissent un peu, pour tomber à 68 % d’acquis solides (contre une moyenne nationale de 65 %).
En regardant de plus près ces résultats, les écoliers des A.-M. ont mieux réussi que leurs camarades du Var. Si les performances en français sont identiques (79 % dans les deux départements), en revanche, en maths l’écart se creuse. Pour atteindre 70 % d’acquis solides dans les A.-M., contre 66 % dans le Var.
« Pas un palmarès ! »
Malgré ces différences à la marge, l’académie de Nice se classe donc « bonne élève ». Même si ses performances obtenues sont loin derrière celles des académies de Paris, Rennes, ou Bordeaux, affichant plus de 80 % d’acquis solides en français et plus de 70 % en maths.
« Ces évaluations n’ont pas été lancées pour dresser un palmarès des académies. Et encore moins mettre en concurrence les écoles entre elles, rappelle Jean-Claude Hardouin, recteur de l’académie de Nice. Il s’agit juste d’une mesure. Pour évaluer les compétences de chaque élève de CM2, en français et en maths par rapport au programme. Et c’est cela qui est novateur. Auparavant, toutes les évaluations étaient ciblées sur les élèves fragiles. Pour une fois, elles concernent tous les écoliers de CM2. Pour repérer les très bons élèves, des moyens à soutenir, et ceux en grandes difficultés qu’il ne faut pas lâcher. »
Comment ? En déployant sans tarder les moyens pédagogiques : réseaux d’aides, stages de soutien pendant les vacances, aide individualisée, etc. Jusqu’à la formation des maîtres à adapter là où les compétences des élèves fléchissent.
Les écoliers fâchés avec les maths
Et les points faibles des écoliers des A.-M. ont déjà été repérés. « En français, c’est la grammaire ! Avec des conjugaisons mal maîtrisées, des accords verbes-sujets chahutés, souligne Philippe Jourdan, inspecteur d’académie des A.-M. En maths, les écoliers sont fâchés avec les grandeurs et mesures (le calcul par exemple d’un espace-temps ou d’une superficie) et avec l’organisation et la gestion de données. » En clair, mener de front plusieurs calculs pour résoudre un problème et expliquer la démarche adoptée. Et c’est là où les scores fléchissent.
À l’inverse de leurs camarades scandinaves, les écoliers français zappent l’exercice. Préfèrent ne pas répondre plutôt que de se tromper...
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