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Pas encore terminé mais déjà inauguré. Pour les élus de Cannes l’étape importante et symbolique de la fin des travaux de gros oeuvre a été l’occasion de visiter le bâtiment du futur hôpital de Cannes.
Première étape, le toit. La visite du chantier du nouvel hôpital de Cannes a commencé, hier, par l’hélistation juchée au-dessus du 5eétage. Le maire de Cannes, ses adjoints, les architectes et les entreprises ont fêté ainsi la fin des travaux de gros oeuvre face à un panorama qui s’étend à 360°des neiges de Gréolières à l’horizon lointain de la Méditerranée. Le traditionnel drapeau a été hissé et Bernard Brochand n’a pas caché sa satisfaction en voyant franchie cette étape de la reconstruction de l’hôpital. « Et j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Nous avons reçu tout récemment les quelques sous qui nous manquaient : 22 M e pour consolider l’investissement et 3 M e pour la mise en place du système informatique », a t-il lancé depuis la tribune.

Dans deux ans, 400 chambres et 500 lits
En 2010, quand le centre hospitalier sera entièrement terminé, il s’étendra sur 55 000 m2 de plancher avec notamment 13 blocs opératoires et quatre salles de naissance pour la maternité. Au top de la modernité pour ses équipements, il disposera de 400 chambres et 500 lits (voir ci-contre). Pas un de plus cependant, que dans l’ancien hôpital. « Nous n’avons pas besoin de lits supplémentaires. Toute l’organisation, les techniques et les modes d’hospitalisation ont évolué. La durée moyenne de séjour est passée de dix jours auparavant à quatre aujourd’hui. ça nous laisse de la marge pour accueillir plus de patients. Mais nous avons aussi la possibilité d’ouvrir 40 lits supplémentaires en cas de crise », a expliqué Jean-François Lefebvre, directeur du centre hospitalier.
De son côté, le docteur Thierry Tibi, chef de service et président de la commission médicale d’établissement confirme une nette amélioration attendue dans l’accueil des patients : « nous aurons beaucoup plus de rapidité dans la prise en charge des malades, aux urgences et dans les services. »
De plus, les effectifs devraient augmenter progressivement d’environ 5 % sur quatre ans.
Quant à l’hélistation, inexistante auparavant, elle va permettre de gagner une heure sur le transfert des patients qui devaient transiter par la plateforme de Mandelieu « Une heure gagnée, c’est déterminant en cas d’accident. Ici, les hélicoptères se poseront à la verticale des blocs opératoires, de l’imagerie médicale et des urgences », précisait encore Jean-François Lefebvre.
L’hôpital sera livré progressivement à partir du 2e semestre 2010. Il aura coûté 218,5 millions d’euros.
Pierre Valet
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