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8 février 2012 de 07:40 à 08:00
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Nice Matin du 30 juin 2009 : La ligne à grande vitesse passera par Marseille, Toulon et Nice

LGV PACA : le tracé des métropoles du Sud retenu

Le ministère de l’Ecologie a opté sans surprise pour le tracé sud, comme le préconisait le médiateur. Des études préliminaires vont être lancées pour affiner le tracé.

C’est officiel : Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, ont tranché. Pour la LGV (ligne à grande vitesse) PACA, ils ont choisi le tracé des métropoles, appelé encore tracé sud, passant par Marseille, Toulon et Nice.

Les deux membres du gouvernement ont fait connaître hier leur décision par courrier aux élus concernés par ce dossier.

« Respect d’un territoire »

La décision de Jean-Louis Borloo n’est pas une surprise. Elle s’appuie, en effet, sur le rapport demandé à Yves Cousquer, médiateur qu’il avait nommé en février dernier, avec la mission d’étudier « la faisabilité précise de chacun des deux tracés ». A savoir celui des métropoles et celui nommé Côte d’Azur, au départ d’Aix-TGV et traversant le moyen Var. Une autre option plus bien plus au nord avait été rapidement écartée. Or, on savait depuis la mi-juin, avant même qu’Yves Cousquer ne rende sa copie au ministre, que le médiateur penchait pour la voie des métropoles.

En entérinant les conclusions du médiateur, Jean-Louis Borloo explique que « le scénario des métropoles du Sud est le mieux adapté à la réalisation d’objectifs ». Lesquels ? Il les détaille : inscrire la LGV « dans un projet d’amélioration globale de la desserte ferroviaire des trois métropoles ». Inscrire aussi le projet « dans le respect d’un territoire très contraint qu’est celui de la région PACA avec son relief, ses espaces naturels, ses paysages remarquables, ses précieuses régions agricoles et viticoles et ses espaces urbanisés ».

Pour calmer sans doute les inquiétudes quant à l’environnement, M. Borloo précise que la LGV PACA « empruntera les lignes ou emprises existantes » et à défaut « les solutions d’enfouissement seront massivement privilégiées pour protéger les riverains, la biodiversité, les espaces remarquables (...). » Enfin, « le tracé d’entrée dans les Alpes-Maritimes et les modalités d’insertion dans la grande agglomération de la Côte d’Azur devront être précisés le plus vite possible », conclut ce courrier. Qui se targue d’un « consensus très fort et quasi unanime », réalisé par Yves Cousquer et son équipe sur ce dossier.

En ce sens, le président du conseil régional, Michel Vauzelle, déclare pour sa part : « Cette décision ouvre de grandes perspectives pour notre région et ses habitants. »

« Éventuels phasages »

Que va-t-il se passer maintenant ? Réseau Ferré de France (RFF), maître d’ouvrage, va engager la phase d’études préliminaires conduisant au lancement de l’enquête d’utilité publique. Elle n’interviendra pas avant trois ou quatre ans. D’ici là, RFF va affiner ses faisceaux, pour arriver sur une bande de 1 000 m environ, puis 500 m. « Bien sûr, nous mènerons des consultations », insiste Jean-Michel Cherrier, chef de projet chez RFF.

C’est sans doute dans le cadre de ces nouvelles études que sera décidé si la ligne passera par Toulon-est - ce qui avait été retenu au départ - ou Toulon-centre, nouvelle solution qui a émergé récemment.

Bref, l’histoire doit encore s’écrire. « Des études complémentaires seront engagées pour préciser les enjeux et les conditions de réalisation d’un prolongement de la ligne nouvelle vers l’Italie », complète M. Borloo.

Quant au financement, là aussi, les modalités sont à définir. Un inspecteur général des finances, Francis Idrac, est chargé « sans attendre » de cette délicate mission et « d’éventuels phasages » dans la réalisation. En clair, l’ensemble de la ligne ne sera sans doute pas réalisé en même temps. Difficile, en effet, de trouver entre 12 et 20 milliards d’euros - les chiffres varient selon les sources - d’un seul coup.

Mais Jean-Louis Borloo est confiant : « Le lancement de la réalisation de ce projet interviendra avant 2020 », conclut-il de façon un peu sibylline. Pour une mise en service prévue, selon RFF... en 2020. « Chiche » dit l’association TGV et développement. « Le projet ne se fera jamais », rétorque Var Environnement. Les paris sont déjà ouverts.

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