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L’hôpital a atteint sa dimension finale. La façade sera entièrement terminée fin novembre et le bâtiment présentera depuis l’avenue des Broussailles son aspect et sa perspective définitive.
Plus de pelleteuses, ni d’engin d’excavation sur le chantier de l’hôpital neuf de Cannes. La dernière grue a été démontée le 2 octobre marquant ainsi la fin de la construction du gros oeuvre. Les 55 000 m2 de plancher du futur centre hospitalier ont désormais leurs murs et leurs toitures. C’est une étape importante pour cet énorme chantier commencé en 2003 et qui, à l’origine, devait être livré fin 2007.

Livraison complète en 2010
Retards techniques, défaillances d’entreprises et diverses contraintes sont, pour partie, responsables du retard. Mais des travaux supplémentaires, pour agrandir la maternité et ajouter un plateau de chirurgie cardiaque, ont également repoussé l’échéance.
En conséquence, le plus gros des transferts d’activités et celui des malades, ne se fera pas avant 2010. Néanmoins, d’autres services pourront s’installer à partir de 2009 et certains, comme la psychiatrie et les archives (voir ci-dessous), ont déjà intégré l’hôpital neuf.
Le retard s’explique aussi par la complexité de l’opération. Depuis 2003, les entreprises ont rasé des bâtiments et arasé la colline pour reconstruire au fur et à mesure un seul et vaste édifice de 55 000 m2 de plancher, là où l’ancien hôpital n’en compte que 36 500. Le tout sans interrompre l’activité médicale du centre qui, par nature, ne s’arrête jamais. Elle s’est poursuivie dans le bâtiment d’origine et dans divers locaux annexes aménagés au fur et à mesure des besoins.
Blanchisserie et cuisines délocalisées à La Bocca
Certains services comme la blanchisserie et les cuisines ont été délocalisés dans des locaux neufs à La Bocca, où ils resteront définitivement.
Cette option de reconstruction sur site avait été retenue en 1998 par l’agence régionale de l’hospitalisation alors qu’un premier projet à La Bocca était presque finalisé et déjà préfinancé par l’État. Mais il s’est retrouvé pour partie en zone inondable et, de plus, les autorités pensaient pouvoir faire des économies en reconstruisant in situ.
Dix ans plus tard, la complexité de l’opération, les délais supplémentaires et les coûts induits ont écorné l’ambition de départ.
Le coût total de la reconstruction, équipements compris, s’élève aujourd’hui à 220 millions d’euros.
Pierre Valet
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